Association Protectrice des Oiseaux et de la Nature
Cliquez sur la rubrique de votre choix

Cette rubrique vous conseille et vous guide sur la fabrication des mangeoires :


I - Les mangeoires à graisse et autres substances :

Différentes possibilités sont envisageables quand à la fabrication de mangeoires à graisses; par exemple :
Un morceau de bois traversant un pot de fleurs ( le bois sera aminci pour passer par le trou situé à la base du pot qui aura été élargi au préalable, si nécessaire, à petits coups de marteau ou de burin très fin). Le tout relié à un crochet à vis permettant de suspendre ce pot à l'envers (la base du pot en haut) dans un arbuste ou sur un balcon . On y coulera les mélanges de graisses. A signaler que le bâton doit dépasser du pot vers le bas pour que les oiseaux puissent s'y accrocher . Vous serez surpris de constater que les oiseaux nettoieront le récipient jusqu'au fond .
D'autre part, des pots de yaourt remplis de graisse , fixés en hauteur à l'aide d'un fil, feront très bien l'affaire.

II - Précautions pour la pose des mangeoires :

Il convient de choisir des mangeoires dont les graines ne puissent être souillées par les oiseaux . Il est bon de les placer près d'un buisson pour que les oiseaux puissent s'y réfugier en cas de danger et pour qu'ils puissent s'y installer pour décortiquer les graines prises aux mangeoires (c'est le cas des mésanges qui emporte les graines de tournesols) .
Il faut toujours penser aux chats qui ne cessent d'être à l'affût des oiseaux et faire en sorte qu'ils ne puissent atteindre le point de nourrissage en se dissimulant . On peut fort bien installer une mangeoire sur un balcon , ou sur le rebord d'une fenêtre en ville . Il suffira d'adapter la taille de la mangeoire aux possibilités du support .

III - Les sources de nourriture dans notre région :

a - Des mélanges vendus dans le commerce pour les oiseaux de cages conviennent à bon nombre de nos passereaux, mais un tel approvisionnement est très coûteux.
b - En hiver, les merles et les rares fauvettes à tête moire qui n'ont pas migrés, piquent à même le sol dans les pommes même pourries.
c - Les morceaux de gras intéressent les mésanges. On peut faire fondre du suif de boeuf ou de la graisse de mouton auxquels on incorpore (environ en volume) un tiers de graines de tournesol et un tiers de petites graines (chènevis, chanvre ou lin). Il suffit ensuite de couler ce mélange, soit dans des pots de yaourt préalablement transpercer pour y faire passer un fil qui servira à suspendre l'ensemble, soit dans des pots de fleurs aménagés.
d - Réaliser un mélange de graisse fondue à une quantité égale de son et employer cette pâte comme la précédente, en ayant soin de bien mélanger. Les graines de melons, de concombres, de citrouilles, les pépins de pommes peuvent être utilisés.


IV - Avantages et inconvénients du nourrissage :

Le nourrissage hivernal favorise grandement l'observation des oiseaux . Une mangeoire placée sur un balcon ou à quelques mètres d'une fenêtre permettra l'identification et l' observation du comportement des oiseaux sans avoir à affronter le froid ou la pluie .C'est ainsi que les enfants pourront être amenés à une première approche susceptible de déclencher un intérêt plus profond .
Les personnes seules , les personnes âgées , trouveront dans cette vie qui se manifeste près d' elles un réconfort et découvriront les joies de l'observation .
De plus, le nourrissage opéré dans les parcs ou dans les jardins de ville favorise la fixation des espèces pour peu qu'elles trouvent dans la même zone des sites de nidification (buissons , arbres , nichoirs) .
Il reste à envisager les inconvénients du nourrissage . Il est évident que les oiseaux nourris sont des assistés que l'on prive d'un élément essentiel au vivant : la lutte pour la vie . La sélection naturelle opérée par le froid qui détruit d'abord les malades et les faibles ne peut se réalisée et se qui est bon pour l'individu devient préjudiciable pour l'espèce . Les pigeons des villes , souvent dégénérés , en sont un exemple .

Il faut avoir conscience qu'en nourrissant les oiseaux , on favorise quelques espèces et on provoque un déséquilibre au sein des chaînes alimentaires : les migrateurs sont partis et certains sédentaires ne viennent pas aux mangeoires .
Enfin , les risques de contamination et de propagation de maladies sont sérieux là où les mangeoires ne sont pas tenues propres (en particulier si les oiseaux peuvent marcher et fienter sur les graines).


Plan de fabrication des mangeoires

Cliquez sur l'image!

Merle

Association Protectrice des Oiseaux et de la Nature © tous droits réservés